“Bénis soit ton bon sens”
Manuscrit de la Société lu le 29 mai 2001
Avant-propos
I. Les enseignements bibliques fondamentaux sur les familles partagées sur le plan religieux. p. 4
1. Comment une chrétienne qui vit avec un conjoint qui ne partage pas sa foi peut lui témoigner de la bienveillance, de la compréhension et de la générosité......................................................................... p. 4
2. Une chrétienne accordera à Jéhovah la première place dans sa vie. .....................................................p. 5
3. Comment une épouse chrétienne peut-elle organiser ses activités religieuses ?........................... p. 5
4. Frères ou soeurs qui vivez avec un conjoint non Témoin de Jéhovah, ne permettez pas qu’un fossé d’incompréhension se creuse entre vous et votre conjoint. ................................................................p. 6
5. Comment éviter les situations conflictuelles au moment de la célébration de certaines fêtes ?
6. Qu’en est-il de l’éducation des enfants ?............................................................................p. 7
II. Que faire si votre mari refuse que vous emmeniez les enfants aux réunions de la congrégation et vous interdit d’étudier la Bible avec eux à la maison ? p. 7
1. C’est là qu’il vous faut maintenr l’équilibre entre diverses obligations, envers Jéhovah Dieu, envers votre mari et envers vos enfants...................................................................................................................... p. 7
2. Comment concilier toutes vos obligations ?........................................................................................................ p. 7
3. S’il vous interdit d’amener les enfants aux réunions de la congrégation, ou d’avoir une étude biblique avec eux, il vous est toujours possible de les instruire. ......................................................................p. 7
III. Le parent Témoin de Jéhovah devrait pouvoir à tous moments fournir la preuve qu’il se soucie aussi de l’éducation de l’enfant dans les domaines autres que religieux....p. 8
IV. Des difficultés surgissent parfois lorque le conjoint non Témoin décide de divorcer. Se pose alors le problème de la garde...............................................................................................................p. 9.
1. le conjoint chrétien estimera parfois prudent d’accepter devant un juge de réduire l’assiduité de l’enfant aux réunions chrétiennes s’il veut se voir attribuer la garde. ......................................................p. 9
2. Il pourra peut-être obtenir l’autorisation du juge d’emmener son enfant à la réunion du week-end qui sera considérée par le juge comme un office dominical...................................................... p. 9
3. Conduite à tenir lorsque l’enfant est avec l’autre conjoint. ......................................................................p. 9
4. En fonction de quoi faut-il laisser l’enfant son exercer sa conscience lorsqu’il sera avec son parent non Témoin ? .............................................................................................................................................................p. 10
5. Il serait peu sage de la part du parent Témoin qui a la garde, en-dehors de cas extrèmes, d’entamer de nouvelles procédures judiciaires pour faire modifier le droit de visite de son ex-conjoint................................................................................................................................................................................... p. 10
C’est à la sagesse pratique qu’en avaient été appelés les professions du travail social et les enseignants du nord de la France à l’issue d’une réunion spéciale qui leur avait été consacrée à Roncq le 15 novembre 1998. La prudence implique-t-elle de fausses apparences ? En en appelant au tact et à une marge de manoeuvre qui n’enfreignent ni les lois ni les principes chrétiens, le Béthélite avait invité les Témoins à un comportement raisonnable de bonté bien placée envers la communauté des frères et pour ne pas compromettre les intérêts du Royaume. En effet, les Témoins de Jéhovah de France manquent de sagesse pratique, avait dit le représentant du Béthel, et risquent d’exposer inutilement la vérité aux railleries de la part d’adversaires en veine de trouver à redire sur leurs croyances. En fait, il était prescrit aux Témoins de Jéhovah enseignants de ne pas entrer en conflit à propos de fêtes, d’anniversaires et de cérémonies célébrées coutumièrement au sein de l’institution laïque et de se prêter au jeu de la tolérance qui est un véritable apprentissage social pour les Témoins. Quant aux assistantes maternelles, elles avaient reçu des prescriptions en rapport avec la confusion à ne pas opérer entre action éducative, croyances personnelles et prosélytisme. Il n’est pas aisé, en fait, pour un Témoin de Jéhovah de se désimpliquer de la conception qu’il se fait de sa propre responsabilité de témoigner en toutes circonstances et d’échapper à la réprobation de sa conscience prise en défaut à propos d’une participation implicite à un événement lié à la fausse religion. La notion d’intégrité présente les exigences de la conscience qui aura intériosé chez le Témoin quantité de préceptes de conduite qui sont autant d’obstacles à un réel choix de conscience.
A la veille de l’adoption de la loi tendant à renforcer la prévention et la répression à l’encontre de groupements à caractère sectaire, le Béthel rappelle les principes qui découlent de l’amour de Dieu et fait de nouveau part de ses recommandations aux femmes Témoins de Jéhovah dont le conjoint ne l’est pas. Comme lors de sa résolution de mars 1996, le Béthel veut contrebalancer les effets de la campagne de dénigrements largement alimentée par nos adversaires, disait-il, qui nous accusent de diviser les familles. Ses exhortations à la cohabitation restent plus que valables lorsqu’un couple est partagé sur le plan religieux (l’expression dans les publications reste foyer divisé ) et que le conjoint non Témoin ait décidé de divorcer d’avec son conjoint Témoin en invoquant son appartenance religieuse ou ses pratiques divergentes. Le Béthel en appelle à la sagesse pratique du Témoin pour accepter devant le juge de restreindre l’assiduité de l’enfant aux réunions. Le but est de ne pas perdre la garde de l’enfant quoi qu’il en coûte ; par ailleurs celui-ci peut continuer de recevoir un enseignement informel à la maison. Il est constant aussi que l’opposition de la mère Témoin de Jéhovah à toutes transfusions sanguines ne soit plus autant établie devant le juge, il est fréquent, comme le Béthel le lui conseille, qu’elle mette en avant le fait qu’en cas d’urgence il peut être passé outre à cette difficulté par décision judiciaire. Le Béthel réincite donc la femme Témoin de Jéhovah à maintenir un équilibre entre ses obligations de s’acquitter de ses devoirs envers Jéhovah premièrement, envers son mari deuxièmement, et envers ses enfants troisièmement. Le Béthel cependant parle toujours à son sujet du respect de l’autorité envers son mari mais exhorte aussi à la cohabitation avec amour. Il n’est pas évoqué le statut de la femme qui travaille ni de ses conquêtes d’espace d’autonomie. Il n’est pas dit que la femme Témoin de Jéhovah doive restreindre ses activités multiples au sein de la congrégation et qui consistent pour l’essentiel à se partager entre ses propres activités religieuses dans la prédication, celles consacrées aux réunions et celles consacrées à l’éducation religieuse de ses enfants. Il lui est plutôt proposé un aménagement de ses activités pour concilier rôle, fonctions et statut en une socialisation dans un groupe d’où serait plutôt exclu le père en tant qu’agent éducatif. Il est remarquable à cet effet de considérer le paradoxe né à partir de l’exemple proposé à l’auditoire tiré de La Tour de Garde du 15 août 90, pages 20 à 23. Pour illustrer le témoignage d’amour et d’humour, les concessions et les efforts sans pareils accomplis par une Témoin pour gagner son mari à ses croyances, le Béthel propose, en effet, le cas d’une Témoin dont le mari la pressait de quitter le foyer et d’emporter tout ce qu’elle voulait. Le lecteur à cet endroit cite le manuscrit : “ Non, je n’emporte rien.“ Et alors, ça se passe au Japon, elle a ouvert une grande pièce de tissu et a déclaré “ Rien ne m’est plus précieux que toi, mets-toi dans le furoskiki, c’est-à-dire dans le tissu en question, mets-toi là-dedans et je t’emmènerai avec moi !” Imaginez la réaction du mari ! Par la suite, dit la Tour de Garde, il s’est mis à étudier et il est devenu Témoin, il est ancien.” Le récit textuellement page 23 dit à cet endroit : “ Un mari a demandé à sa femme chrétienne d’emporter tout ce qu’elle voulait et de partir, pour ne plus revenir. “Je ne veux ni mon enfant, ni argent, ni choses matérielles “ a répondu sa femme. Puis elle a ouvert un grand furoskiki (une pièce de tissu utilisée au Japon pour envelopper et emporter des objets) et elle a dit : “Rien ne m’est plus précieux que toi. Mets-toi dans le furoskiki ! Je t’emmêne avec moi.” Ce passage a été omis. Cette réaction ne serait certainement pas partagée par nombre de mères de famille qui ne pourrait jamais envisager de laisser passer à la seconde place leur enfant dans une proposition de marché si étrange. Dans cette histoire ici, tout participe à un imaginaire ou à un fantasme où le désir de convertir autrui est collectivement présent.
En définitive, toute la question reste de savoir si cette conduite empreinte de sagesse va contribuer ou non à faire évoluer la pratique religieuse des Témoins vers la tolérance ou amplifier une certaine déviance du groupe face à ce qu’il appelle opposition ou dans certains propos encore persécution, ce qui amplifierait ce sentiment même s’il ne préexiste pas à la réalité et le réaliserait dans une espèce d’auto-prophétie créatrice.
Manuscrit
“Comme vous le savez, vous avez été avertis d’un manuscrit qui a été envoyé par la Société, qui doit être lu intégralement. Vous avez été invités à prendre un crayon et un bloc-notes pour certains points à relever. Alors, je vous lis :
“Bénis soit votre bon sens”. Tel est le thème de ce manuscrit selon I Samuel 25 : 34.
“Bénis soit ton bon sens” dit un jour David à Abigaïl après qu’elle lui ait recommandé de ne pas entreprendre une action qu’il aurait regrettée par la suite. Comme nous le montre I Samuel 25 que nous allons lire au verset 33 alors là, David remercie Abigaïl, il lui dit : “Bénis soit ton bon sens et bénie sois-tu, toi qui m’as retenu, en ce jour, d’en venir au meurtre et de faire intervenir ma propre main pour mon salut.” En somme, David loue Abigaïl pour son bon sens.
Eh bien, aujourd’hui, le bon sens peut nous éviter des choix à conséquences pénibles voire douloureuses. Il est un domaine où le bon sens s’avère absolument indispensable. Il s’agit des relations dans une famille partagée sur le plan religieux. “C’est le cas de certaines de nos soeurs, nous en avons plusieurs qui sont dans ce cas-là.” -- propos du lecteur. Les reformulations ne seront plus soulignées si elles ne sont pas aussi indicatives que celle-ci --. Dans cet exposé, nous rappellerons quelques points fondamentaux et répondrons à certaines questions que se posent les chrétiens dont le conjoint ne partage pas leur foi.
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I.
Voyons tout d’abord
les enseignements bibliques fondamentaux
sur les familles partagées sur le plan religieux.
En I Corinthiens 7 : 12 et 16, Paul déclare : (“ Mais aux autres, je dis oui moi, non le Seigneur :” -- ce début du verset est omis dans le discours -- ) “ Si une femme, si un frère plutôt, (sic) a une femme non croyante, et que pourtant elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la quitte pas ; et une femme qui a un mari non croyant, et pourtant il consent à habiter avec elle, qu’elle ne quitte pas son mari.” Le chrétien fera donc tout son possible pour demeurer avec son conjoint. Toutefois, Pierre adresse à ses soeurs chrétiennes un autre encouragement que nous trouvons en I Pierre 3 : 1 et 2, je cite : “ Pareillement, vous les femmes, soyez soumises à vos propres maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans parole grâce à la conduite de [leurs] femmes, parce qu’ils auront été témoins oculaires de votre conduite pure ainsi que d’un profond respect.” Les chrétiennes essayent donc de gagner leur conjoint non pas en parole mais par leurs excellentes qualités. Alors, ici à l’intention de ces soeurs, tous nous pouvons revoir, il est dit : voir La Tour de Garde de 90, du 15 août 90, pages 20 à 23 sous le titre “Ne négligez pas votre conjoint.
Bien que cet exposé traite de la situation des femmes chrétiennes mariées à des non Témoins, les principes évoqués peuvent, dans la grande majorité, s’appliquer aux maris chrétiens qui vivent avec des épouses non Témoins.
1.
Une chrétienne qui vit avec un conjoint qui ne partage pas sa foi
redoublera d’efforts pour lui témoigner de la bienveillance, de la compréhension et de la générosité. Aujourd’hui, ces belles qualités se font de plus en plus rares dans un monde où chacun insiste avant tout sur ses droits plutôt que sur ses devoirs.
Une chrétienne ne se montrera pas abrupte avec son conjoit mais saura faire preuve de souplesse, de bon sens et de tact. Elle saura également organiser régulièrement différentes activités qui contribueront au bien-être de sa famille
Elle s’efforcera toujours d’avoir un foyer propre, ordonné et accueillant.
Elle fera tout son possible pour que son conjoint non Témoin ne se sente pas négligé. Ce point-là peut nous servir à chacun d’entre nous, hein ?
2.
Ceci dit, ceci étant dit, une chrétienne accordera à Jéhovah la première place dans sa vie et s’efforcera de garder une foi forte à l’exemple de femmes fidèles du premier siècle comme Loïs et Eunice, mère et grand-mère de Thimothée.
Tout chrétien qui vit avec un conjoint qui ne partage pas ses croyances doit tout faire pour préserver une atmosphère familiale heureuse.
Il aura toujours à coeur de transmettre sa foi à sa maisonnée et à son voisinage.
Sa foi demeure son bien le plus précieux.D’où la question :
3.
Comment une épouse chrétienne peut-elle organiser ses activités religieuses ?
Une femme Témoin de Jéhovah organisera le programme de ses activités relgieuses et sa vie de famille au mieux en agissant avec intelligence et sagesse pratique.
Par exemple, elle jugera préférable de participer à la prédication à des moments où son mari travaille afin d’être présente au foyer durant le week-end ou le soir lorsqu’il rentre du travail.
A propos de l’assistance aux réunions de la congrégation chrétienne, Le Ministère du Royaume d’avril 2001, page 7, alors je cite, le Réponses à vos questions, précisait : “Au besoin, une étude de livre peut être établie en journée en faveur des frères et sœurs âgés, de ceux qui travaillent de nuit ou de soeurs dont le conjoint n’est pas Témoin.” Récemment, nous avons fait un sondage dans ce sens. Alors, certaines congrégations ont jugé pratique d’organiser l’étude de livre l’après-midi en semaine. Ainsi, des chrétiens ayant un conjoint non Témoin ne s’absente qu’un soir par semaine pour assister à l’École du Ministère Théocratique et à la Réunion de service. Les autres soirs de la semaine, elles sont au foyer avec leur conjoint.
Un Témoin de Jéhovah, dont le conjoint ne l’est pas, veillera aussi à agir avec bon sens afin de ne pas rentrer tardivement de la Salle du Royaume après une réunion en soirée.
4.
Frères et sœurs
qui vivez avec un conjoint non Témoin de Jéhovah, pour autant que cela dépende de vous, ne permettez pas qu’un fossé d’incompréhension
se creuse entre vous et votre conjoint.
Agissez avec sagesse et un profond respect.
Redoublez d’égards pour votre conjoint afin de lui démontrer la profondeur de votre amour et de votre attachement.
Quand c’est possible, efforcez-vous d’être à la maison lorsque votre conjoint rentre de son travail.
Et ne lui donnez en aucun cas le sentiment que vos activités religieuses ont réduit l’amour que vous éprouvez pour lui et les soins que vous lui apportez.
Apprenez également à garder votre joie et le sens de l’humour même dans des situations difficiles et vous verrez, en lisant La Tour de Garde, il est cité le cas d’un mari non Témoin qui pressait sa femme de quitter le foyer et il lui avait dit : “ Tu peux emporter ce que tu veux ! ” Alors, comment a réagi la soeur ? Eh bien, la soeur a dit : “ Non, je n’emporte rien.“ Et alors, ça se passe au Japon, elle a ouvert une grande pièce de tissu et a déclaré “ Rien ne m’est plus précieux que toi, mets-toi dans le furoskiki, hein, c’est-à-dire dans le tissu en question, mets-toi la-dedans et je t’emmènerai avec moi !” Imaginez la réaction du mari ! Par la suite dit la Tour de Garde, il s’est mis à étudier et il est devenu Témoin, il est ancien.”( Le récit textuellement page 23 dit à cet endroit : “ Un mari a demandé à sa femme chrétienne d’emporter tout ce qu’elle voulait et de partir, pour ne plus revenir. “Je ne veux ni mon enfant, ni argent, ni choses matérielles “ a répondu sa femme. Puis elle a ouvert un grand furoskiki (une pièce de tissu utilisée au Japon pour envelopper et emporter des objets) et elle a dit : “Rien ne m’est plus précieux que toi. Mets-toi dans le furoskiki ! Je t’emmêne avec moi.” Ce passage a été omis. Cette réaction ne serait certainement pas partagée par nombre de mères de famille qui se battent pour faire passer les intérêts de leurs enfants bien avant les leurs et ceux de leur conjoint.)
5.
Comment éviter
les situations conflictuelles
au moment de la célébration de certaines fêtes ?
Alors, il arrive que dans des foyers partagés sur le plan religieux, des soeurs fidèles ne savent pas toujours comment éviter les situations confictuelles au moment de la célébration de certaines fêtes hein, comme on l’a dit quelques unes se demandent par exemple : “ Puis-je partager un repas de famille le 25 décembre sans pour autant célébrer Noël ?” Eh bien, cette queston a été examinée dans un article de La Tour de Garde du 1 février 80, page 31, qui aidera les soeurs confrontées à cette situation particulière.
6.
Qu’en est-il maintenant de l’éducation des enfants ?
Qu’en est-il maintenant de l’éducation des enfants ? On lit dans un ouvrage Le secret du bonheur familial pages 133 et 134, “ Dans un foyer qui n’est pas uni dans le même culte, l’éducation religieuse des enfants devient parfois sujet à litige.” Alors, comment appliquer les principes bibliques ?
La Bible désigne le père comme le premier responsable de l’éducation des enfants mais la mère joue aussi un rôle important. Alors, il est cité plusieurs passages de la Bible, on n’a pas le temps de les examiner ensemble, mais prenez-en note, vous pouvez les revoir. Il est dit : “La Bible désigne le père comme premier responsable de l’éducation des enfants, mais la mère aussi joue un rôle important selon Proverbes 1 : 28 et 29 ; Deutéronome 11 : 18 et 19.
Même s’il ne reconnait pas l’autorité du Christ, le père reste néanmoins le chef de la famille. Certains pères non croyants ne s’opposent pas que leur femme donne une instruction religieuse, d’autres si.
II.
Alors que faire si votre mari refuse que vous emmeniez
les enfants aux réunions de la congrégation et vous interdit
d’étudier la Bible avec eux à la maison ?
1. C’est là qu’il vous faut maintenr l’équilibre entre diverses obligations :
1. Envers Jéhovah Dieu,
2. Envers votre mari,
3. Et envers vos enfants.
2. Comment les concilier toutes ? Cette question fera certainement l’objet de vos prières, comme cela est recommandé dans la lettre de Paul aux Philippiens 4 : 6 et 7, prenez note, et I Jean 5 : 14. Cependant, en dernier lieu, c’est à vous de décider ce que vous allez faire. Si vous agissez avec tact et si vous montrez à votre mari que vous ne contestez pas son autorité, il finira probablement par s’adoucir.
3. Mais s’il vous interdit d’amener les enfants aux réunions de la congrégation ou d’avoir une étude biblique avec eux, il vous est toujours possible de les instruire. Par nos conversations quotidiennes et votre bon exemple, efforcez-vous de leur inculquer l’amour pour Jéhovah, la foi en sa parole, le respect des parents, y compris de leur père, l’amour du prochain et le goût du travail bien fait. Avec le temps, leur père remarquera peut-être les bons résultats produits et reconnaîtra la valeur de vos efforts -- Proverbes 23 : 24.
III.
Le parent Témoin de Jéhovah devrait pouvoir
à tous moments fournir la preuve qu’il se soucie aussi de l’éducation de l’enfant dans les domaines autres que religieux.
Le parent Témoin de Jéhovah devrait pouvoir à tous moments fournir la preuve qu’il se soucie aussi de l’éducation de l’enfant dans les domaines autres que religieux.
Il fera preuve d’initiative pour organiser de façon raisonnable et équilibrée les activités récréatives et les vacances de l’enfant et aura également à coeur de prévoir des activités avec l’ensemble des membres de la famille.
Nul ne devrait à redire aux dispositions pleines de bon sens prises par un parent pour assurer à son enfant un développement harmonieux.
En outre, un parent croyant n’attendra pas de se trouver dans une situation conflictuelle pour se prémunir contre le risque de perdre la garde de son enfant. Mieux, il songera aux paroles de Proverbes 22 : 3 : “Il est astucieux celui qui ayant vu le malheur s’est alors caché.”
Il devrait toujours être en mesure de pouvoir démontrer qu’il s’occupe avec amour de son enfant notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des divertissements. Par ailleurs, dans tous les foyers, les parents chrétiens voudront apprendre la générosité à leurs enfants. Ces domaines s’ajoutent à la responsabilité de transmettre sa foi à sa maisonnée.
Il convient également de veiller à la qualité des relations à entretenir avec le monde scolaire. Par exemple, les mamans prennent le temps de proposer aux instituteurs d’accompagner toute la classe quand il y a une sortie en groupe dans le cadre scolaire en se rendant à la piscine ou en participant aux promenades organisées. D’autres choississent d’offrir des cadeaux à tous les élèves. Les parents chrétiens qui se soucient de la scolarité de leurs enfants suivront également les devoirs scolaires avec attention et entretiendront un contact régulier avec le corps enseignant. Assister aux réuions de parents d’élèves est également une bonne manière de montrer que l’on se sent concerné par la scolarité de son enfant. J’ai su qu’il faut aller un peu vite hein, alors il y a encore un sujet après, déjà on a anticipé hein ?
IV.
Des difficultés surgissent parfois
lorque le conjoint non Témoin décide de divorcer
Se pose alors le problème de la garde
Alors, des difficultés surgissent parfois lorsque le conjoint non Témoin décide de divorcer. Se pose alors le problème de la garde des enfants.
1. Plutôt que d’entrer en conflit et d’oublier ainsi l’intérêt de l’enfant, le conjoint chrétien estimera parfois prudent d’accepter devant un juge de réduire l’assiduité de l’enfant aux réunions chrétiennes s’il veut se voir attribuer la garde.
2. Il pourra peut-être obtenir l’autorisation du juge d’emmener son enfant à la réunion du week-end qui sera considérée par le juge comme un office dominical. Loin d’être une compromission, ce sera peut-être le seul moyen d’obtenir la garde de l’enfant et de pouvoir ainsi l’élever dans le respect des principes bibliques. Même après un divorce, l’enfant a toujours un père et une mère. Le père et la mère ont divorcé l’un de l’autre, mais pas l’enfant.
3. Sur la conduite à tenir lorsque l’enfant est avec l’autre conjoint, le périodique Réveillez-vous ! du 22 octobre 88, à la page 12 déclarait “ N’ounliez jamais que l’enfant est en droit d’être instruit aussi bien par son père que par sa mère. En conséquence, ce serait faire preuve de mauvais jugement de demander qu’on interdise à l’enfant d’assister ou de participer aux activités religieuses, culturelles ou sociales de son ex-conjoint lorsqu’il est avec lui. De même, il ne serait pas convenable que le parent gardien décide de façon autoritaire des activités scolaires et extrascolaires de l’enfant, de ses fréquentations, de ses divertissements ou de son orientation à la fin de ses études secondaires, sans tenir compte de l’avis de son ex-conjoint et des aspirations de l’enfant.” Le parent chrétien doit donc accepter que l’autre parent ait des activités avec ses enfants même s’il en éprouve pas toujours la nature. Bien entendu, nous ne parlons pas ici d’activités susceptibles de porter gravement préjudice à la santé ou à la moralité de l’enfant, délinquance, manque de soins évidents etc. Mais en dehors de tels cas de figure, votre conjoint a des droits légaux qu’il vous faut respecter.
4. On laissera donc l’enfant exercer sa conscience en fonction de son âge et de sa maturité lorsqu’il sera avec son parent non Témoin.
5. De même, si le parent chrétien a obtenu le droit de garde de ses enfants, il serait peu sage de sa part, en-dehors de tous ces cas extrèmes, d’entamer de nouvelles procédures judiciaires pour faire modifier le droit de visite de son ex-conjoint ou de tenter de le limiter sous le prétexte qu’il ou elle n’approuve pas tout ce que fait son ex-conjoint. En l’absence de raisons suffisamment sérieuses d’un point de vue légal, une telle démarche pourrait être hasardeuse. Certains proclamateurs ont parfois vu leur droit de garde menacé en cours de procédure qu’ils avaient eux-mêmes entreprise contre leur ex-conjoint.
CONCLUSION
Voilà ce qu’on voulait vous faire connaître, la Société tenait à ce que nous précisions ces quelques points et en conclusion elle dit : “ Si les Ecritures demandent aux chrétiens d’implanter chez leurs enfants l’amour pour Jéhovah, Deutéronome 6 : 5 à 7 dit : “ Tu dois aimer Jéhovah ton Dieu de tout ton coeur, et de toute ton âme, et de toute ta force vitale. Ces paroles que je t’ordonne aujourd’hui devront être sur ton coeur ; il faudra que tu les inculques à ton fils et que tu en parles quand tu seras assis dans ta maison et quand tu marcheras sur la route, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.” Le verbe hébreux traduit ici par “inculquer” emporte l’idée d’affuter un instrument comme on le ferait par exemple avec une pierre à aiguiser. Pareille opération ne peut être menée à bien en quelques coups seulement.
Comme nous l’avons vu précédemment, une chrétienne mariée à un conjoint qui ne partage pas sa foi devra faire preuve de souplesse et de bon sens et s’adapter aux circonstances. Toutefois, même dans ce cas, elle prendra toujours au sérieux son obligation biblique de transmettre ses convictions religieuses à ses enfants. En effet, une femme ou un mari chrétien ont la lourde responsabilité de transmettre à leurs enfants la fierté d’être chrétien, la fierté de croire en Jéhovah et de le servir. C’est une lourde responsabilité de transmettre la foi à ses enfants. Paul, dans sa deuxième lettre à Timothée 1 : 5, parle de la foi sans hypocrisie qui habitait en Timothée. Timothée n’avait pas honte de son appartenance religieuse. Il en éprouvait une légitime fierté. Eh bien, c’est ce que nous souhaitons pour tous les enfants Témoins de Jéhovah et tout particulièrement pour ceux qui grandissent dans des foyers partagés sur le plan religieux.
Que nous vivions dans un foyer uni ou non sur le plan religieux, notre adhésion au christianisme devrait également développer chez nous l’amour de notre prochain et par conséquent, renforcer les liens qui nous unissent à notre conjoint. Sachons faire preuve de bon sens, de générosité, de bienveillance et de respect à son égard. Démontrons-lui concrétement notre affection tout en restant conscient de l’importance de la pratique de notre culte pour Jéhovah, lequel nous assure de son soutien et de sa direction dans toutes nos vies. Alors, il est dit en Isaïe, on va pas lire, notez Isaïe 41 : 10 et 13. En agissant de la sorte, certaines de nos soeurs ont eu la joie de gagner leur mari et de reprendre à leur compte ces paroles adressées à Abigaïl par David : “ Bénis soit ton bon sens et bénie sois-tu !”
Expéditeur non signalé.