Les Témoins de Jéhovah
Constitution

Avant-propos: ©
Gilles Briche
" La
Constitution du culte des Témoins de Jéhovah expose solennellement " les
croyances et les pratiques fondamentales qui régissent le culte".
Spirituellement, elle vise à définir les croyances, l'exercice et
l'organisation du culte. La vocation spirituelle du texte lui confère ipso
facto, une autorité religieuse au sein de la communauté nationale. En
droit, ce corps de règles constitutionnelles s'assimile à un véritable droit
interne, c'est-à-dire un système normatif qui repose sur des déterminations
particulières, approuvé par une autorité légitime, le Consistoire national.
Il s'agit d'un document ayant valeur de règle d'organisation interne qui est
opposable aux tiers, comme véritable code ecclésiologique. La définition du
culte des Témoins, par ce dispositif réglementaire, manifeste la volonté des
intéressés à profiter, dans une transparence suffisante pour assurer la
visibilité requise, des conséquences juridiques attachées à la
reconnaissance de sa valeur temporelle." Ici, la valeur proclamée d'un
document dit "opposable aux tiers" est le rayonnement d'un acte à l'égard
de ceux qui n'ont été ni parties ni représentées.
La transparence suffisante évoquée dans ce document
trouve son illustration page 1126 "La discipline interne des Témoins de
Jéhovah à laquelle veillent les Anciens comme bergers spirituels,
s'assimile à un corps de normes bibliques ayant valeur de droit interne, sans
posséder une valeur légale externe. (...) Le ministre du culte, au sein de
ce système normatif, est la figure de proue de la congrégation locale dans
le domaine de l'application des normes bibliques de conduite. Chargé de
veiller à la santé spirituelle du "troupeau", ce "médecin
des âmes" reste étroitement lié aux intérêts des personnes envers
lesquelles il exerce sa charge de berger. Il n'est pas cependant le mandataire
des fidèles. (...) conformément aux principes bibliques, les Anciens peuvent
donc décider d'exclure un membre de la congrégation pour défaut de
repentance d'une faute grave. Cette mesure interne d'exclusion répond à des
impératifs bibliques précis en matière de conduite religieuse et de moralité.
Ces prérogatives juridictionnelles des ministres du culte sont dans le
droit fil de la jurisprudence qui consacre le principe de sa prééminence sur
les fidèles en matière d'organisation et de réglementation du culte. Ces
juges privés, choisis au sein du Collège des Anciens, statuent selon une
procédure contradictoire qui sauvegarde les droits de la défense et autorise
par voie d'appel le réexamen de l'affaire par d'autres juges privés. Ce
contentieux interne demeure, dans son principe, strictement religieux en ce
qu'il ne porte pas atteinte aux libertés et aux règles d'ordre public. Cette
procédure privée demeure limitée à la compétence religieuse :
l'application des principes bibliques au sein de la congrégation." ( Garay.
A. La situation légale du Ministre du culte en France ; le cas des
Témoins de Jéhovah. Revue du Droit public, n° 4, 1991, pages 1109 à 1135.)
ASSOCIATION CULTUELLE LES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE
CONSTITUTION DU CULTE DES TEMOINS DE JEHOVAH

Ce document est disponible
en sous-préfecture pour quiconque le demande avec les statuts de L' ACTJF 75
ter rue du point-du-jour à Boulogne Billancourt.
© Gilles Briche
